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Fiche technique:

Réalisateur: John Hillcoat
Acteurs: Viggo Mortensen, Kodi Smit-McPhee, Charlize Theron, Robert Duval, Guy Pearce
Musique: Nick Cave & Warren Ellis
Genre: Drame/SF
Date de sortie: Janvier 2010

Synopsis:

Dans un monde dévasté et couvert de cendres, un père et son fils errent en poussant devant eux un caddie rempli d'objets hétéroclites - le peu qu'ils ont pu sauver et qu'ils doivent protéger. L'humanité est retournée à la barbarie. Alors qu'ils suivent une ancienne autoroute menant vers l'océan, le père se souvient de sa femme et le jeune garçon découvre les restes de ce qui fut la civilisation.

Mon avis:

... Sur le coup, j'en perds un peu mes mots... parce que The Road a vraiment été une première pour moi (et par la même occasion une grande claque pour la cinéphile amateur que je suis). J'ai l'impression d'avoir touché à un niveau cinématographique jusque-là jamais atteint.

Parce que dans le genre apocalyptique, il n'y a ici ni retenue, ni concession. La terre est morte et le cœur des hommes avec elle. La fatalité des événements qui sont en train de se dérouler sur terre est réelle, implacable: la scène de la chute des arbres m'a personnellement frappée de plein fouet. Les hommes se déchirent et perdent leur humanité, le cannibalisme présent en est la preuve la plus flagrante.

"I will kill anyone who touches you. Because that's my job."

Et au milieu de cela, il y a un père et son fils, incarnés avec brio par Mortensen et Smit-McPhee. Jamais je ne crois avoir pu percevoir un amour filial aussi intense et aussi désespéré. Face à un tel déchainement de sentiments, (car ici encore, je le répète, aucune retenue) le spectateur ne peut rester insensible.

"All I know is the child is my warrant and if he is not the word of God, then God never spoke."

On a présenté ce film comme un conte philosophique car à travers ce scénario post-apocalyptique, c'est la peur qui  domine. La peur des parents face à la mort, la peur de laisser leurs enfants dans un monde qu'ils ne contrôlent plus (si  du moins, un jour, ils ont eu l'impression de le contrôler...).

"If I were God, I would have made the world just so and no different. And so I have you... I have you."

Une œuvre bouleversante! A voir!