De Antoine Fuqua
Avec Clive Owen, Keira Knightley, Stellan Skarsgard, Ioan Gruffudd, Mads Mikkelsen
Musique de Hans Zimmer
(2004)

Après plusieurs siècles de domination sur la Grande-Bretagne, les Romains abandonnent l'île face aux invasions des Saxons. Les chevaliers Sarmates guidés par l'officier romain Artorius Castus, dit Arthur, ont rempli leurs engagements envers Rome, en la servant pendant 15 ans et en combattant les Pictes; ils n'aspirent plus qu'à retrouver leur liberté. Mais ils se voient confier une dernière et dangereuse mission.

LES + :

- Une légende revisitée qui prend en compte l'ancienne domination romaine en Bretagne, le mur d'Hadrien, l'arrivée des Saxons et les cultures matriarcales pictes. Les personnages prennent plus de consistance et ne se contentent pas d'incarner des figures "mythiques" (au final peu attachantes) ; tous sont emprunts d'idéaux forts et possèdent leur propre dynamique.

- Un très bon rythme - entre relationnel et action. Les combats sont plutôt impressionnants (mon préféré reste celui sur la glace et la première vague d'attaque dans la fumée lors du combat final).

- Une esthétique sobre qui se permet quelques plans joliment inspirés.

- Des acteurs en parfaite harmonie: C. Owen le leader grave, K. Knightley la guerrière farouche, Gruffudd l'homme en colère. Mads Mikkelsen, Ray Winstone et Ray Stevenson se détachent du lot et campent des chevaliers plus que crédibles. On remaquera comme d'habitude Stellan Skarsgard en parfait méchant.

- La musique de Hans Zimmer, sublime. Entre gravité, émotion et nostalgie pure, c'est encore un bijou à la Zimmer qui dote le film d'une souffle épique majestueux (critique ici).

LES - :

- La version ciné. Il faut regarder ce film dans sa version Director's cut, les combats sont plus aboutis, certaines scènes ridicules sont supprimées et on a droit à un plus grand développement de la relation Lancelot/Guenièvre.

EN BREF :

Une légende arthurienne revisitée qui redore son blason en nous livrant une recontextualisation historique pertinente et des enjeux moins sybillins.

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