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Fiche technique:

Réalisateur: Roberto Benigni
Acteurs: Roberto Benigni, Nicoletta Braschi, Pietro de Silva
Musique:
Genre: Fable
Sortie: 1998

Synopsis:

En 1938, Guido, jeune homme plein de gaieté, rêve d'ouvrir une librairie, malgré les tracasseries de l'administration fasciste. Il tombe amoureux de Dora, institutrice étouffée par le conformisme familial et l'enlève le jour de ses fiançailles avec un bureaucrate du régime. Cinq ans plus tard, Guido et Dora ont un fils: Giosue. Mais les lois raciales sont entrées en vigueur et Guido est juif. Il est alors déporté avec son fils.

Mon avis:

J'ai détesté! (comme ça c'est dit)

Chonchon parlait tout dernièrement du programme Arte, certes toujours très agréable pour découvrir des réalisateurs étrangers, des vieux films cultes ou encore les films dit 'basiques-à-voir' comme La vie est belle justement. Et bien, je vais faire comme elle (ici) et critiquer un film programmé sur Arte malgré les commentaires élogieux qu'il a pu recevoir et son Prix à Cannes, etc.

Durant tout le film, VF oblige, j'ai dû subir Roberto Benigni. Avec ses gestes fous, son regard de brave gars et surtout (surtout!) sa logorrhée verbale abominable. J'ai cru que j'allais y passer. Peut-être qu'une fois le charme de la langue italienne enlevé, c'est le genre de film à situations qui ne marche pas. Ou bien c'est moi. Je n'en sais rien...

La première partie m'a semblé horriblement longue et tellement excentrique, tellement volubile et finalement, agaçante au possible. Je ne sais pas quoi dire de plus à part que j'ai trouvé ça vraiment épuisant! C'est la deuxième partie du film qui vaut la peine (allez, oui, un peu quand même). Voir ce père faire tous les efforts du monde pour préserver son fils de l'horreur de la guerre et des camps est touchante. C'est le petit garçon qui m'a fait tenir jusqu'au bout, sa bouille, sa tristesse, son regard de môme. Pour le reste, je n'ai pas réussi à trouver le génie dans cette combinaison drame-humour.

J'en ai parlé il y a quelques temps avec un voisin en lui disant que je n'avais pas du tout été bouleversée par ce film. Il m'a regardé de traviole en me disant: "Mais tu n'as pas compris le film, c'est pour ça. C'est une fable, tu vois?" J'ai eu envie de lui dire: "Non, je ne vois pas en quoi le fait de me dire que c'est une fable va me faire apprécier le film..." A croire que c'est par la soi disant compréhension que tout passe au cinéma. Pas pour moi. Et mon voisin de me croire arriérée s'il le souhaite, je m'en fiche. On est touché, ou on ne l'est pas. Après, libre à ceux qui veulent intellectualiser le cinéma d'aller bosser chez Télérama (oulala comme je suis mauvaise niark niark!)

Coup de gueule poussé. Check! Maintenant, ceux qui ont apprécié ce film ont eu de la chance, car contrairement à moi, ils ont pu trouver leur étincèle, celle qui emporte le spectateur. Et j'avoue être toujours déçue lorsque après un visionnage, je reste finalement sur ma faim.