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Fiche technique:

Réalisateur: Mennan Yapo
Acteurs: Sandra Bullock, Julian McMahon, Peter Stormare
Musique: Klaus Badelt
Genre: Fantastique/Thriller
Sortie: 2007

Synopsis:

Linda est mariée à Jim et a deux magnifiques petites filles. Tout va normalement bien, lorsque Linda reçoit un policier lui annonçant que Jim, son mari, est mort dans un horrible accident de voiture. Or, le lendemain, après son réveil, Jim est bien là, en chair et en os. À partir de cet évènement, Linda ne va cesser de douter, chercher à comprendre, rêver, avoir comme des longues prémonitions, où des fois Jim est vivant et d'autres où il est mort. Grâce à ces prémonitions, Linda va t-elle réussir à changer le cours des évènements afin que Jim ne meure pas ?

Mon avis:

Mais qu’ai-je donc été faire dans cette galère ? Oui, on serait tenté de se poser la question… Parce qu’un film sur les prémonitions (faudrait compter le nombre de productions ayant misé sur le ‘mystère’ d’un tel titre en espérant attirer la clientèle cinéphile du coin), avec un mec qui s’appelle Mennan Yapo aux commandes (on lui connait le pseudo-intellectuel et très chiant Goodbye Lenin) ça laissait quand même prévoir une bonne daube. C’était sans compter sur le casting qui faisait aussi un tant soit peu peur. Si Sandra Bullock s’en tire avec les honneurs quand il s’agit de comédies romantiques potaches, dans le dramatique assumé, j’ai plutôt envie de rigoler (ok, elle a reçu un oscar - j’attends de voir…). Et puis il y a Julian Mcquelquechose qui fait peut-être fureur dans Nip/Tuck, mais qui a également sévi dans Charmed et ça, ça file des angoisses quant à ses capacités mentales de jugement en matière de qualité artistique.

Bref, avec ce beau monde, que nous reste-t-il ? Un bon scénario, peut-être ? Et ben…. Non. Le film commence d’ailleurs par le genre de scènes abominables que j’exècre profondément. Premier plan : Sandra Bullock vient de faire un gros dodo, tiens c’est le matin, elle va donc se lever. Ensuite, elle va prendre son café, faire son footing, ranger le linge sale et… coller des petits stickers sur la porte vitrée du salon. Ah oui, réellement ? Si, si, mais tout cela est très important pour la suite du film – enfin, parait-il… Mais alors que Sandra Bullock nous dresse le très subtil portrait d’une mère de famille moyenne, que se passe-t-il ? Quelqu’un sonne à la porte. Un flic. Et il lui annonce tout de go que son mari est … mort - la veille (ah ? sont pas très rapides au service condoléances). Accident de voiture. Tragique. Sincères condoléances (quand je vous le disais). Et là, patatra, c’est la catastrophe, le désespoir sur le visage de Sandra ? Non, on a plutôt l’impression qu’elle vient de se voir refuser son bon de réduction pour un lot d’Activia fraise (2 pour le prix d’1). Et puis d’abord, c’est pas possible, elle vient d’écouter un message de son mari sur le répondeur et c’était il y a une heure donc il ne peut pas être mort la veille. Logique, non ? Apparemment pas pour le flic qui s’en va. Là-dessus, maman Sandra annonce la nouvelle à ses deux filles, le tout sans larmes, ni tristesse (heu… il était drôlement aimé le papa). *black fading scene*

Lendemain matin : tiens, Sandra se réveille. En forme. Elle descend donc l’escalier pour aller prendre son café dans son mug préféré (le tout dans une séquence horriblement longue) et là, patatra (bis) qui est dans la cuisine ? Papa Julian ! Si, si. Réaction de la part de Sandra. De la joie, peut être ? Un gros hug de soulagement à son mari, très certainement ? Non… rien. Juste un petit regard troublé (léger, le trouble). Aurait-elle oublié qu’elle s’était enfilé une bouteille entière de Chinon hier soir ? Aucun souvenir alcoolisé ne refait surface. Papa Julian part donc au boulot, maman Sandra va conduire les filles à l’école, va pendre son linge (quand je vous disais que le scénario était vraiment bidon) et là-dessus, glisse sur le cadavre encore tout ensanglanté d’un corbeau. Beurk !

Je vous rassure, je ne vais pas tout vous raconter comme ça parce que le film, malgré sa petite heure et demi, est TRES long si il faut commencer à raconter tous les détails et autres subtilités scénaristiques qui peuplent ce mystérieux Prémonitions. En gros, Sandra se rend compte qu’elle fait, un jour sur deux, un saut dans le temps (en avant ou en arrière, au choix) et qu’elle peut peut-être sauver Julian de l’accident qui l’a pseudo-tué. Heureusement qu’une scène permet à Sandra de faire un beau dessin des évènements qui se déroulent tout au long de cette semaine pour le moins remuée, parce que sinon c’était foutu pour le spectateur qui a tendance à s’endormir au fur et à mesure de la longue progression de ce ‘thriller’ (!)

En résumé, le film est une succession de scènes dans le genre de celles décrites ci-dessus, sans aucun punch, ni tension ce qui handicape pas mal le propos soit disant angoissant du film. Je ne vous parle même pas de la fin – épouvantable ! Et pourtant, j’en ai déjà vu des fins nulles ou décevantes. Ici, ça dépasse tout ce que vous pouvez imaginer.

Ô arnaque, ô temps perdu (c’est le cas de le dire !) que ce Prémonitions. Fuyez, âmes cinéphiles, au risque de partager ma pauvre expérience.