affichethejacket

Fiche technique:

Réalisateur: John Maybury
Acteurs: Adrien Brody, Keira Knightley
Musique: Mike Higham
Genre: Fantastique/Thriller
Sortie: 2005

Synopsis:

Un jeune soldat amnésique est accusé d'un meurtre dont il n'a pas souvenir. A l'hôpital, on le soumet à une expérience : enfermé dans un corset, il remonte le fil du temps, apprend la vérité sur son passé et découvre le futur qui pourrait être le sien s'il parvient à déjouer le présent : il ne lui reste que quatre jours à vivre...

Mon avis:

The Jacket n'est pas ce qu'on peut appeler un film original. Les sauts dans le temps, on en a mangé pas mal au cinéma ces dernières années. C'est donc sans surprises qu'on retrouve l'inspiration de L'effet Papillon lors des bonds spatio-temporels. En effet, à chaque fois, le héros a besoin de conditions précises pour s'évader de sa temporalité actuelle. Ici, c'est l'absorption de drogues et le fait d'être enfermé dans un casier à la morgue... Bon, ça c'est fait. Pour le côté hôpital psychiatrique froid, austère voire carrément glauque, on retrouve une touche de Vol au-dessus d'un nid de coucous. En même temps, ce dernier film est tellement culte qu'il est presque impossible de ne plus y faire référence lorsqu'on touche au domaine de la santé mentale.

En soi, The Jacket souffre de la comparaison et c'est cela sa plus grosse faiblesse. Car les acteurs sont loin d'être mauvais: Brody est vraiment excellent en homme brisé et confus en lutte permanente pour la réhabilitation. Knightley de son côté (même si c'est loin d'être son rôle le plus marquant) est suffisamment convaincante. De plus, le film est doté d'une esthétique particulière marquée par des tons bleutés, résolument froids. Le montage quant à lui, a le mérite d'attirer l'attention du spectateur grâce à des flashs visuels aussi brefs que violents. Mais encore une fois, ça rappelle surtout Requiem for a Dream.

En bonus, un mini rôle pour Daniel Craig - surprenant!

Bref, le manque d'originalité mais surtout le manque d'engagement (les questions pseudo-philosophiques à trois sous sur les conséquences des sauts dans le temps, merci, mais on a déjà tous donné) de The Jacket l'enfoncent cruellement dans la masse des films sortis dans l'anonymat le plus total et destinés à y rester.