affichebrokenflowers

Fiche technique:

Réalisateur: Jim Jarmusch
Acteurs: Bill Murray, Sharon Stone, Jessica Lange, Jeffrey Wright, Tilda Swinton
Musique: Mulatu Astatke (à tes souhaits)
Genre: Drame
Sortie: 2005

Synopsis:

Don Johnston, ancien Don Juan ayant fait fortune dans l'information vient de se faire plaquer par une énième conquête. Lorsqu'une lettre anonyme lui annonce qu'il a un fils de dix-neuf ans, aidé de son voisin fan d'enquêtes, Don décide bien malgré lui de percer le mystère et de partir sur la route afin de rendre visite aux quatre femmes qu'il a connu il y a une vingtaine d'années.

 

Mon avis:

Ce film, c’est avant tout l’avantage de retrouver un Bill Murray comme je l’aime : clown triste mono-expressif qui le temps d’un demi-sourire ou d’une moue illumine toute une scène. Et voici notre héros tragico-comique sur la route de son futur potentiel incarné par la découverte d’un fils et entrainé bon gré mal gré à sortir de son existence de souche humaine.

Mais voilà, à force d’opacité assumée touchant à la fois les différents protagonistes que croisent notre héros, que le scénario en lui-même, rien ne décolle (à part Bill Murray) et c’est avec un certain culot que Jarmusch nous plante littéralement au beau milieu d’une route au bout d’une heure et demie (c'est assez cohérent avec l'ensemble du film, mais des fins pareilles, j'aime pas). Certes, nous avons droit au jeu brillant de Murray et à quelques touches douces amères assez touchantes mais au final, rien de très transcendant.

Ce que je reprocherai surtout à Broken Flowers, c’est d’avoir voulu surfer sur la vague du film d’auteur en donnant une fois encore l’occasion à Bill Murray de se plonger dans l’introspectif. Le film est ainsi porté par sa belle prestation (quel talent tout de même) sans pour autant réussir à dégager la moitié de la mélancolie et de la poésie du magnifique Lost in translation de Sophie Coppola.

Bonus : la belle partition mêlant jazz & musique éthiopienne.

Un film à voir pour le jeu de Bill Murray, pas pour espérer y dégager une quelconque révélation.