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Fiche technique
:

Réalisateur: Robert De Niro
Acteurs: Matt Damon, Robert De Niro, Angelina Jolie, William Hurt, Alec Baldwin
Musique: Bruce Fowler
Genre: Drame
Sortie: 2007

Synopsis:

Pour Edward Wilson, l'honneur et la discrétion sont des valeurs primordiales. L'attachement à ces valeurs le conduit à participer à des activités d'espionnage pendant la Guerre, puis à entrer au lendemain de la Guerre à la CIA, l'agence gouvernementale qui vient d'être créée.

Mon avis:

En voilà un film emmerdant… pourtant, j’étais prête à endurer Matt Damon et Angelina Jolie (je ne sais pas pourquoi, mais ils obtiennent un faible pourcentage dans mon capital sympathie) et j’avais même entamé le film d’un esprit enthousiaste.

Dès le départ, des flash-back nous permettent d’appréhender le passé de l’agent (très – trop ?) secret qu’incarne M. Damon. Ok, je me mets au diapason, envoyez-moi les infos mêlées, je peux gérer. Oui, enfin au bout de 2h45, c’est juste pénible. Si le passé du héros est censé nous montrer son évolution et bien c’est un gros raté parce que M. Damon est mono-expressif du début à la fin et dans le genre mollesse incarnée, ça c’est sur, il maitrise son jeu comme un pro. Je ne m’étendrai pas sur A. Jolie qui passe encore une fois de la nympho-violeuse à la mère éplorée – quel talent décidément. Les seuls à sauver sont William Hurt & Alec Baldwin.

Le film est extrêmement irrégulier, forçant non seulement le spectateur a douté de ses capacités mentales (franchement, les dialogues ‘mystérieux’, les secrets en tout genre & les chuchotements au téléphone, ça gave) mais en plus, il le pousse à s’accrocher de toutes ses forces. Remarque : j’ai préféré me concentrer tandis qu’à côté de moi, M. a préféré s’endormir. Je commence à me demander qui a fait le choix le plus judicieux.

Pire, le spectateur espère que ses efforts seront récompensés et que le mystère (incarné par une photo floue et un enregistrement brouillé – très secrets eux aussi) sera à la hauteur de tout l’engluement qui a précédé. Ainsi, verra-t-il son espoir se concrétiser ? Que nenni ! À la place, il a droit à une fin aussi plate que le restant du film. Merci De Niro…

Le seul aspect positif, c’est l’ambiance froide à souhait d’une CIA qui glace le sang. Pour être rédhibitoire, ça l’est assurément ! Le problème, c’est que le côté austère finit par aseptiser tout le film. Le gros point négatif : parole du héros "Il vous arrive ce que vous craigniez le plus, vous n’avez plus aucun ami… mais pire, vous n’avez plus de pays". Le genre de message qui me plombe un film – l’éloge pompant et sirupeux des Etats-Unis d’Amérique, bastion étincelant à protéger coute que coute contre l’horrible menace soviétique… Je sais qu’on ne peut pas refaire l’histoire mais tant de patriotisme est peu digeste, particulièrement dans ce film. 

Pour avoir récolté des avis autour de moi, apparemment, soit on encense ce film, soit on le descend. Pas besoin de vous faire un dessin... D’une longueur exaspérante, The Good Shepherd n’est rien d’autre qu’un film prétentieux de la part d’un acteur qui ferait mieux de se cantonner au jeu et pas à la réalisation sous peine de voir tout le monde ronfler bruyamment (merci M.) !