6.01 Toucher le fond ...

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House est interné à l'hôpital psychiatrique de Mayfield, où il subit une cure de désintoxication pendant trois semaines. Après être parvenu à gérer sa douleur sans narcotiques, il demande à sortir. Mais le docteur Darrel Nolan, le psychiatre en charge de House, refuse : même si la Vicodin expliquait les hallucinations, il estime que House ne pourra retrouver sa licence que lorsqu'il aura régler ses autres problèmes, sa misanthropie notamment.

Mon avis:

C'est un Gregory House complètement brisé (d'où le titre anglais de l'épisode Broken) que l'on retrouve et c'est sur fond de Radiohead que l'on peut le voir déguster comme on dit - et oui, une cure c'est moche pour tout le monde, même pour le grand Dr House.

Après le passage obligé chez le Grand Chef dit Dr Nolan et ses grands doutes quant à la guérison express de notre médecin acariâtre, le spectateur a droit a un remake version 2010 de Vol au-dessus d'un nid de coucous avec un House furieux de rester coincé là et prêt à tout pour faire chier son monde. Heureusement pour lui, l'infirmière en chef est gentille et lui adresse (presque) tout le temps de grands sourires (elle doit secrètement totalement craquer pour le patient rebelle-mais-qui-au-fond-a-un-grand-cœur). Elle lui conseille alors de suivre le programme convenablement pour ainsi accélérer son processus de guérison. Et que fait House? S'applique-t-il? Que nenni! Allons joyeusement dire à la fille aux penchants suicidaires qu'elle aurait mieux fait de pas se louper, allons dire au paranoïaque que toute l'équipe de médecins est là pour faire des analyses ultra-secrètes sur lui, etc. En l'espace de dix secondes, House abat les cartes (comprenant les patients) une à une devant lui - le maître de la cruauté a encore frappé.

Heureusement pour nous, House se calme légèrement (ça commence à cogiter, on envie de dire: il était temps) et rencontre au détour d'un couloir, la meilleure amie d'une patiente (interprétée par Franka Potente - la meilleure amie hein, pas la patiente) avec laquelle il va commencer à doucement ouvrir son petit cœur. Touchant (et avouons-le, toutes les filles qui regardent la série n'attendaient que ça!).

L'épisode se termine sur un constat frappant pour notre héros et la phrase tant attendue: J'ai besoin d'aide. J'ai presque envie d'applaudir (ou de pleurer, tiens!).

Le bonus: le colloc' de chambre de House, Alvie, un espèce de rappeur maniaco-dépressif toujours motivé pour élaborer moult plans diaboliques avec House et l'aider à rendre la vie impossible à tout le service psychiatrique.

6.02 ... Et refaire surface

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Dans cette deuxième partie (les deux épisodes étaient à la base conçu comme un film d'une heure et quelques), House est confronté à ses doutes existentiels. Il ne peut tout simplement pas supporter ses échecs qui restent selon lui plus présents que n'importe laquelle de ses réussites. Mais bonne nouvelle, il veut être heureux! J'ai juste envie de noter que si toutes les personnes qui détestaient leurs échecs et voulaient se reprendre en main devaient passer par la case psychiatrie, eh bien les pauvres, ils auraient du boulot là-bas!

Mon avis:

J'ai trouvé que le deuxième épisode retombait un peu comme un soufflé - peut-être parce que retrouver un House calme, attentif aux autres et amoureux (bah oui, il verse même sa petite larme après avoir fait l'amour avec Lydia... ça a dû faire pleurer dans les chaumières!), c'est très déstabilisant. Le comble de l'ironie, c'est qu'il va participer à son propre malheur et pour une fois qu'il fait pas exprès, c'est râlant... : il réussira à sortir la meilleure amie  de Lydia (et belle-sœur et oui, le bas blesse, Lydia est mariée!) de sa catatonie lui permettant de quitter l'établissement et de repartir chez elle. J'ai oublié où, certainement dans l'affreux Texas profond ! Arf! on souffre quand même un peu pour notre médecin adoré qui se prend une claque dans la gueule - comme début de recherche du bonheur, on peut pas dire que ce soit très réjouissant.

L'épisode se conclue sur un House plus serein, et plein de confiance dans l'avenir (ya même un smiley sur son tee-shirt pour le prouver et un slogan débile très Yes We Can sur le bus qui l'emmène) et nous, on attend vraiment de voir ce que la suite va donner.

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