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Fiche technique :

Réalisateur : Nick Cassavetes

Acteurs: Ryan Gosling, Rachel McAdames, Gena Rowlands, James Garner

Musique: Aaron Zigman

Genre : Drame/Romance

Date de sortie : Septembre 2004

Synopsis :

Peu de temps avant la Seconde Guerre Mondiale, Noah Calhoun et Allie Hamilton, se rencontrent et vivent un amour passionnel durant un été. Malheureusement le sort les sépare. Après bien des années, Allie, touchée par la maladie d'Alzheimer se voit placée en maison de retraite et, afin de raviver sa mémoire, Noah lui raconte inlassablement l'histoire qu'ils ont vécue et qu'elle a consignée dans son journal.

Mon avis :


Comme on le dit souvent : «  Les plus grandes attentes engendrent les plus grandes déceptions ».


La première moitié du film s’annonçait bonne. Les crédits de début promettaient une jolie photographie, les acteurs semblaient également engageants. Certes, on reconnaissait le schéma classique de la rencontre entre la jolie jeune fille de la ville et le garçon fauché de la campagne, mais l’ambiance et la musique d’avant-guerre donnaient une saveur particulière à cette idylle de vacances jusque là plutôt ordinaire. Et puis, paf, arrive la dégringolade…


Tout au long de la deuxième partie, c’est la succession de clichés des films d’amours contrariées : le départ forcé planifié par les parents mécontents, l’adieu manqué des amoureux, les lettres de Noah cachées par l’affreuse maman bourgeoise. Ensuite, on a droit à des scènes pour le moins bâclées et non pertinentes. Pourquoi filmer, en une scène unique, Noah en pleine guerre 40-45 ? Pour nous montrer que le temps passe ? Probablement… On notera également l’effondrement du jeu de l’actrice principale qui penche aussi dangereusement que la Tour de Pise, nous délivrant des rires (affreux en VF soit dit en passant) ou des larmes. 

Mais selon moi, la faiblesse principale de ce film tient dans son traitement du rythme décevant. On assiste ainsi à la réunion des amants présentée comme le point culminant de l’action dramatique ce qui a pour effet de rendre la dernière demi-heure d’une longueur effrayante. Or, c’est la souffrance de Noah face à l’Alzheimer de sa femme – l’élément singulier de ce drame – qui aurait mérité une tension dominante. Voir ce potentiel gâché, c’est pour moi, l’incompréhension totale. Surtout que le film bénéficiait de Gena Rowlands et James Garner.

On retrouve le romantisme de Nicholas Sparks, auteur d’Une Bouteille à la mer qui avait également été adapté au cinéma et qui m’avait beaucoup plus touchée. Pourtant, sa thématique n’avait rien de plus profond ou de plus attrayant. J’ai surtout le sentiment que The Notebook a été vraiment mal exploité. Les sentiments sont là mais ils ont du mal à franchir l’écran de la télévision. Seul Ryan Gosling garde le cap tout au long du film.

Petit bonus : on reconnaîtra James Marsden, le fiancé d’Allie, le Cyclope des X-Men… Mais au fait, on s’en fout.

Etant donné que c’est souvent la VF qui provoque chez moi ce goût de trop peu, je retenterai l’expérience en VO, un jour...