BMC_III

Fiche technique :

Réalisateur : Clint Eastwood
Acteurs : Clint Eastwood, Meryl Streep, Annie Corley, Victor Slezak
Musique : Lennie Niehaus
Genre : Drame romantique
Date de sortie : Juin 1995

Synopsis : (4e de couverture chez Albin Michel)

Francesca Johnson, fermière de l’Iowa, était seule cette semaine-là ; son mari et ses enfants s’étaient rendus en ville pour une foire agricole. Sa rencontre avec Robert Kincaid, écrivain-reporter qui photographiait les ponts du comté de Madison, eut lieu au cours de l’été 1965. Dès leur premier regard, ils surent qu’ils étaient faits l’un pour l’autre de toute éternité.

Mon avis :

On connaissait Clint Eastwood en cow-boy ombrageux, en Inspecteur Harry fan de la gâchette ou encore en réalisateur prometteur avec Un Monde Parfait puis en 1995 est sorti Sur la route de Madison, adaptation du roman du même nom de Robert James Waller. On dira ce que l’on voudra, quel que soit le style auquel il s’essaye, Eastwood fait partie de cette poignée de réalisateurs/acteurs particulièrement inspirés et ambitieux. Et ce n’est pas ce film qui va prouver le contraire.

 “The old dreams were good dreams. They didn’t work out but glad I had them.”

Sur la route de Madison appartient à cette catégorie de films - ô combien nombreux mais souvent très décevants – qui laisse le spectateur fleur bleue les joues ravagées par les larmes, la tête bouffie comme un pushing-ball et la phrase « Qu’est ce que c’est triste mais qu’est-ce que c’est beau » (ou l’inverse, au choix) sur les lèvres. En pur drame romantique, ce film délivre à la perfection toute la palette d’émotions qu’un amour soudain et fatal peut provoquer (enfin j’imagine, n’étant pas récemment tombée éperdument amoureuse d’un photographe globe-trotter destiné à ne pas rester avec moi…).

 “It seems right now that all I've ever done in my life is making my way here to you.”

Cette passion avide et silencieuse est brillamment nourrie par C. Eastwood et M. Streep qui, après cela, incarneront à juste titre un des couples mythiques du cinéma dramatique. Toujours sobre et élégante, la réalisation intelligente du réalisateur se fait ici toile de fond, véritable cocon intime nous permettant de plonger tout en douceur dans les méandres de sentiments profonds, à la fois simples et puissants de par leur caractère primitif.

La fin est carrément déchirante. Clint Eastwood est saisissant sous la pluie et Meryl Streep bouleversante. Sa souffrance et son désespoir sont sincèrement tangibles et il est difficile d’y rester insensible (sauf pour son mari apparemment, certes aimant mais aussi intuitif qu’une moule…).

A voir, revoir. Pour rêver, s’extasier, pleurer (biffer la mention inutile).