LilyBirthPoster

Fiche technique :


Réalisateur : Jonathan Glazer

Acteurs : Nicole Kidman, Cameron Bright, Danny Huston, Lauren Bacall

Musique : Alexandre Desplat

Genre : Drame

Date de sortie : Novembre 2004


Synopsis :


Il aura fallu des années pour qu'Anna se remette de la mort de son mari Sean. Aujourd'hui, elle est redevenue une femme heureuse, amoureuse. Elle a rencontré Joseph et s'apprête à l'épouser. Tout va pour le mieux, jusqu'à ce qu'elle rencontre un garçon de dix ans, qui, par le plus effrayant des mystères, affirme être Sean réincarné.


Mon avis :


Me considérant comme une spectatrice « bon public », j’ai la fâcheuse tendance à essayer de trouver au moins un ou deux éléments capables de soulever un film, même s’il ne m’a pas plu. Mais là... j’ai beau chercher, j’ai vraiment du mal. Voilà ce qu’on appelle un film emmerdant et malsain de surcroit.


Si l’on voulait chercher l’origine de la performance comateuse de Kidman dans Australia, c’est assurément dans Birth qu’on la trouve. Et c’est comme si tous les acteurs s’étaient passé le mot. On pourrait souligner la performance du tout jeune Cameron Bright, assez impressionnant il faut l’avouer en mari réincarné dans le corps d’un garçon de dix ans et totalement éperdu de sa femme, mais son jeu lasse rapidement et donne au final l’impression qu’il s’inspire de sa partenaire en adoptant un visage mono-expressif durant tout le film.

Du côté de la distribution, on est en droit de se demander ce que Lauren Bacall fait dans ce film...


Jonathan Glazer livre une ambiance pesante et sombre qui ferait jusqu’à déprimer Winnie l’Ourson ! Les plans sont d’une lourdeur incroyable, notamment le gros plan sur le visage de Kidman à l’opéra qui dure bien cinquante secondes (et c’est là qu’on se dit que cinquante secondes, c’est vachement long...).


Côté malaise, on est aussi bien servi avec une scène de bain partagé et un baiser entre Kidman et Bright... plus malsain, c’est dur. Le tout est orchestré par une espèce de musique expérimentale glauque qui m’a même amenée à couper le son pour vérifier que ce n’était pas la sonnette des voisins qui tintait...


Bref, la fin est à l’image du film, totalement décousue et énigmatique (on va être gentil...), laissant voir Kidman délirer dans les vagues en robe de mariée et le jeune Bright se demander s’il n’a pas un problème psychologique finalement... Personnellement, je me pose aussi la question... Comme quoi, moi et les critiques presse, on est pas souvent d'accord...